Le blocage douloureux

  • Le blocage douloureux

Il n’existe en réalité pas de « faux » mouvement. L’une des grandes magies de notre corps est bel est bien l’adaptation. Que signifie ce terme précisément ? Il signifie que nous sommes doués d’une capacité spectaculaire a faire tout un tas de choses peu recommandables d’un point de vue biophysique. Je m’explique, la biodynamique du corps étant l’analyse et la compréhension des différents types de mouvements dont sont capables les multiples articulations qui composent l’armature de notre squelette, leurs limites comme leurs amplitudes. Celle-ci révèle en effet un « cadre » dans lequel nos articulations sont « confortables ». Cadre que nous dépassons allègrement tous au quotidien. Nous le dépassons d’autant mieux lorsque le système musculaire est chaud. Souvenez-vous des séances longues et souvent laborieuses d’échauffement avant la pratique d’une activité sportive. Ces séances ont bien pour objectif de protéger notre corps face a  d’éventuels excès, qu’ils soient volontaires ou accidentels !

C’est lorsque le mouvement commandé dépasse les limites du cadre qu’entre en jeu le processus d’adaptation. Qu’ils soient de rotation, de flexion/extension ou de latéroflexion les mouvements se font pratiquement toujours de façon composée, exemple une rotation s’accompagne presque toujours d’une latéroflexion. L’adaptation consiste a faire intervenir un groupe articulaire extérieur à celui sollicité par la commande de départ afin de soulager le groupe en souffrance. Ce fabuleux mécanisme fonctionne parfaitement bien, d’autant mieux lorsque le système articulaire est chaud encore une fois.

Nos muscles nos ligaments, nos articulations de manière plus générale sont toutes dotées de petits capteurs qui communiquent au centre intégrateur qu’est le cerveau afin de le renseigner en permanence non seulement sur notre position dans l’espace, où sont nos mains nos pieds notre bassin notre dos par rapport à notre tête, mais également sur l’état de sollicitation de chaque articulation. Lorsqu’un segment articulaire est en souffrance le cerveau décide de l’aider en faisant intervenir la complémentarité des mouvements et en mettant en collaboration un autre segment qui lui n’est pas contraint. Et c’est ainsi que se mettent en place des chaînes musculaires, montantes ou descendantes. Lorsque l’on parle du « faux » mouvement, il s’agit en fait d’un mouvement que le corps ne va pas pouvoir compenser par un autre. Dans ce cas il y a survenue du syndrome algique, la douleur !

Dans ce cas là, mieux vaut trouver un ostéopathe en urgence.

On pourrait comparer ce mécanisme a celui d’un verre qui se remplit. Chaque mouvement sorti du cadre et sollicitant une compensation de la part de notre cerveau pourrait être assimilé a une quantité d’eau déversée dans le verre. Lorsque le verre est plein, ou lorsque la coupe est pleine, c’est la décompensation ! Le cerveau ne trouve plus d’échappatoire a la douleur et le syndrome apparaît.

 

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